Florian Bates enquête : Pris au piège (tome 3)

Lorsque Marcus Rivers, agent du FBI et superviseur de Florian et Margaret, est accusé de vol au sein de la Bibliothèque du Congrès, le duo de choc se doit de réagir afin de mettre les choses au clair : Marcus est innocent, ils en sont persuadés !

Cette accusation est liée à une vieille affaire, une des premières enquêtes de Marcus au sein du FBI, à propos d’un réseau d’espionnage russe. Pour tenter de résoudre l’enquête, les adolescents vont fouiller les moindres recoins de la Bibliothèque du Congrès à la recherche d’un indice. La liste des suspects s’allonge, mais nos deux enquêteurs favoris mettront tout en œuvre pour “gratiner” comme il se doit !

Et si Nic le couteau, le père biologique de Margaret dont elle ignore l’existence, était de la partie ?…

  • Traduit de l'anglais (américain) par Cécile Chartres
  • Illustration de couverture de Édith Carron
  • Collection Fiction 9-12 ans
  • / /
  • À partir de 9 ans
  • broché ● 20 x 14,5 cm ● 400 pages
  • EAN : 9782330124434 ● 14,50 € ● 2019
Voyant notre espion russe s’éloigner, je tentai de prédire où nos chemins seraient susceptibles de se croiser. Je me mis à courir mais je ne pus le devancer.
A la place, je lui rentrai dedans.
— Humpf !
Il était tellement musclé que je rebondis et mes livres tombèrent par terre.
— Je suis désolé, dis-je, vraiment confus. Je suis vraiment désolée.
Il me dévisagea. De près, son regard était encore plus glaçant. On aurait dit que ses yeux étaient délavés. Je restai là, figé de peur devant lui.
Il ne me répondit pas, se contenta de grogner et se pencha en avant afin de ramasser les livres que j’avais fait tomber.
J’étais troublé et lorsqu’il me tendit les livres, je m’efforçai de le remercier. Sauf que, stressé comme j’étais, et sachant à qui j’avais affaire, je le remerciai… en russe.
— Spasibo.
— Pozhaluysta, répondit-il par réflexe.
Puis il fronça les sourcils et m’adressa un regard interrogateur.
— Comment sais-tu que je suis russe ?
Je faillis m’évanouir. Mais comme toujours lorsque je suis submergé, je me raccrochai à ce que je savais faire : me servant du gratin, je l’examinai rapidement, cherchant une réponse.
— La… la… bro… broche sur votre blouson, dis-je. C’est le drapeau russe.
Il baissa les yeux et vit que j’avais raison.
— Tu es malin, dit-il en esquissant un sourire qui n’avait rien de rassurant. Mais c’est quand même étonnant que tu aies pu voir quelque chose d’aussi petit et pas l’immense personne dans laquelle tu es rentrée.
Etait-ce une accusation ? Une plaisanterie ? Je l’ignorais. Heureusement, il éclata de rire.
Quel soulagement. A la fois parce qu’il semblait satisfait de ma réponse et parce que j’étais à peu près sûr que Margaret avait pu prendre une bonne photo de lui.
C’est alors que la bibliothécaire passa devant nous en poussant un chariot rempli de livres.
— Je vois que vous l’avez trouvé, me dit-elle.
— Non-non-non-non-non, bredouillai-je, nerveux.
— Comment ça ? lui demanda-t-il.
— Ils m’ont posé des questions à votre sujet tout à l’heure, répondit-elle.
Il plissa les yeux et m’observa à nouveau. Pour la première fois, il s’intéressa aux livres que je portais. Quand il se rendit compte qu’ils traitaient tous de la théorie de la relativité, son sourire disparut complètement et l’expression sur son visage changea.
Il devint terrifiant.