On est tous faits de molécules

Stewart, carrément « geek », a perdu sa mère il y a deux ans.

Son père ayant entrepris de refaire sa vie, voilà qu’ils emménagent chez Caroline et sa fille. Véritable star de son collège, jolie et franchement snob, Ashley ne voit pas la cohabitation avec ces deux ringards d’un bon œil et prend tout de suite son nouveau « frère » en grippe. Pour ne rien arranger, lorsqu’elle découvre que son père est devenu homosexuel, c’est le pompon ! Comment elle, qui avait tout pour plaire, pourra-t-elle désormais affronter le regard des autres ? Stewart, le gringalet je-sais-tout, pourra-t-il l’aider à voir les choses autrement ? Le texte construit à deux voix alterne entre le récit écorché vif et cérébral de Stewart, et celui, plus superficiel mais hilarant, d’Ashley.

« Elle a plaqué ses mains sur ses oreilles.
« Oh ! Mais t’es tellement infect ! si tu crois que je ne sais pas ce que tu trafiquais hier avec cette couverture… »
« Pas du tout !, j’ai répondu, plus fort que j’aurais souhaité. J’étais en train de respirer les molécules de ma mère ! »
Voilà. Je l’avais dit. Elle m’a dévisagé.
« Quoi ?! »
J’ai tenté d’expliquer. (...)
« Les molécules sont faites d’atomes. Quand une personne meurt, ses molécules se brisent, mais pas les atomes individuels. (...) Exemple : un atome d’oxygène dans ton sandwich pourrait devenir une molécule dans ton cerveau.
– Dégueu. »