Le Journal malgré lui de Henry K. Larsen

Après le terrible drame (auquel il ne peut se référer sans dire « ça ») qui a frappé Henry et sa famille et les conséquences qui en ont découlé, l’adolescent, âgé de treize ans, a déménagé avec son père. Bien qu’il déteste positivement l’idée d’écrire dans un journal, tout comme il refuse catégoriquement de se faire de nouveaux amis, Henry finit par s’ouvrir, bien malgré lui, et trouve même du plaisir à coucher ses pensées sur le papier, comme le lui conseille son thérapeute. Parviendra-t-il à pardonner et, peut-être, à faire le deuil ?

En empathie, le lecteur se révolte lui aussi contre la douleur d’un deuil presque impossible à faire, de crimes quasi impossibles à pardonner, et accompagne Henry sur le chemin de sa reconstruction. Un roman bouleversant et inoubliable.

Prix du Gouverneur Général, littérature jeunesse, 2012

  • Traduit de l'anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec
  • Illustration de couverture de Jérémie Fischer
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  • À partir de 13 ans
  • broché ● 20 x 14,5 cm ● 248 pages
  • EAN : 9782330022495 ● 14,50 € ● 2013
« Quelque chose me dit que Cecil n’est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. Enfin, il est payé par la Province de Colombie-Britannique, mais ça ne doit pas faire bien lourd. Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme, abîmés et tachés. Et puis, on dirait qu’il n’a pas pu se payer de vêtements neufs depuis 1969. Nous n’avons pas encore parlé de ÇA. Il essaie de m’y amener l’air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. « Je-ne sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d’humanoïde. » Alors, il bat en retraite. C’est à cause de cette voix de robot que je me suis retrouvé ici. Après toute l’histoire avec maman, à Noël, mes « furies » sont revenues et je me suis mis à parler comme un robot vingt-quatre heures sur vingt-quatre. »