Brigade des crimes imaginaires et autres histoires fantastiques et déglinguées

Quatre histoires fantastiques où sont revisités successivement le roman noir hardboiled, le western, la science-fiction et le conte de fées. Et si la réalité virtuelle détrônait la vie réelle, alimentant les moindres désirs des internautes au prix d’une destruction irrémédiable ?

Et si une singulière brigade de flics new-yorkais était capable d’empêcher les mauvais souhaits de se produire ? Et si, dans une ferme étrange où sont cultivés des jouets, de terrifiants homoncules cherchaient à voler le secret de la vie ? Et si la Mort était le témoin de la rencontre fatale d’une belle au bois dormant et de son prince ?

Naviguant dans un univers fantastique aux références multiples, ce livre pousse la fiction dans ses retranchements, pour explorer un monde où tout est possible – même le pire.

« (elle ?) a pris un pseudo. Normalement, nous, les traîtres, gardons toujours notre vrai nom. Pour bien montrer que nous n’allons pas sur les réseaux, justement.
Il y a des gens qui nous prennent pour des dégénérés ou des clodos (beurk), mais c’est faux. Rien à voir. Ils pensent que nous nous croyons au-dessus de la technologie. Mais on se sert de plein de trucs. Le père Canseco cultive ses oignons et ses piments jalapenos hors-sol et les stérilise au nitro-pac. Et soeur Tanaki se sert d’un wiktionnaire portable pour m’apprendre l’ancienne langue. Juste, nous ne faisons rien en ligne, c’est tout. En ville, on nous regarde comme si « traître » voulait dire fou, sale, crado, vicieux. Le père Canseco dit qu’il ne faut pas admirer les héros, parce qu’ils inventent tout ce qu’ils veulent raconter sur eux-mêmes. Soeur Tanaki dit que personne ne devrait pouvoir raconter sa propre histoire. Pas si on veut la vérité. »