Bird

Jewel, douze ans, est née le jour même de la mort de son frère. La famille endeuillée est isolée par les médisances de la population depuis le décès du petit garçon, tombé de la falaise d’où il tentait de s’envoler. Depuis, le grand-père, qui avait surnommé l’enfant Bird, ne parle plus, cloîtré dans sa colère et sa culpabilité. Les parents de Jewel, figés dans leur chagrin, semblent incapables de manifester de la chaleur ou un véritable intérêt à leur fille. Dans la nature, l’adolescente trouve un réconfort, au bord de la falaise où elle se rend secrètement. Elle rencontre John, le neveu d’un voisin, et tous deux deviennent amis. Jusqu’au jour où Jewel découvre que John lui a menti…

  • Traduit de l'anglais (Etats-unis) par Pierre Marmiesse
  • Illustration de couverture d'Olivier Charpentier
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  • À partir de 12 ans
  • broché ● 20 x 14,5 cm ● 240 pages
  • EAN : 9782330030537 ● 14,90 € ● 2014
« Le jour où Bird a tenté de s’envoler, toutes les grandes personnes étaient dehors à le chercher – sauf Ma et Grandma. Parce que, ce jour-là, je suis née. Et personne ne m’a jamais appelée autrement que Jewel, même si, parfois, je le souhaiterais. Ma et Pa répètent toujours que c’est mon nom parce que je suis précieuse, mais je me dis des fois que c’est parce qu’il commence par J, comme John, et qu’il leur manque, et qu’ils ne voulaient pas me donner un nom ordinaire, Jenny ou Jackie. Parce que John avait eu un nom ordinaire, et maintenant il était mort. J’ai douze ans aujourd’hui et tout le monde devrait être heureux. Mais c’est dur d’être heureux avec Grandpa enfermé tout seul dans sa chambre, comme à chacun de mes anniversaires. Ma et Pa m’ont fait un gâteau avec un glaçage à la vanille et des pépites de sucre, aussi offert un cadeau – des chaussettes du magasin à un dollar, mais jolies et tout – , puis nous sommes allés tous les trois au cimetière voir Bird et Granma. J’aime toujours ces films où les enfants ont de grandes fêtes d’anniversaire, avec de la musique, de drôles de chapeaux et d’énormes cadeaux, même des poneys, et je me dis que ce serait rudement bien un anniversaire comme ça. Surtout pour les poneys. »